Les mendiants de l'emploi

Pourquoi l'âge est-il en France le premier facteur de discrimination dans l'emploi?

Même si certains se prennent pour des sages, des Messieurs " je sais tout", orgueilleux, vaniteux et suffisants, même si nous ne sommes que des sots dénués d'esprit et de jugement, nous avons, toutes et tous, pris la mesure de l'ampleur de la discrimination à l'encontre de l'âge.

 

Pourquoi, en matière d'emploi, la stigmatisation et la discrimination par l'âge se sont développées en France?

 

Un candidat à un emploi âgé de 48 à 50 ans a moins de chances qu'un candidat âgé de 28 à 30 ans d'obtenir un entretien d'embauche. C'est une évidence!

Dès 45 ans, voir encore plus tôt dans certains domaines, les risques d'être rejeté augmentent considérablement.

Quels que soient la catégorie professionnelle, le secteur d'activité, la taille de l'entreprise ou le bassin d'emploi, la discrimination par l'âge pèse plus lourdement sur les chances de recrutement que l'origine, le handicap ou le sexe.

 

 

Seule la génération d'âge médian, 30 à 35 ans, est bien insérée dans l'emploi.

Le taux d'emploi des Français de 50 à 64 ans, le plus bas au monde, stagne à moins de 40%.

Après 60 ans, l'activité devient l'exception.

 

L'âge médian de sortie du marché du travail reste stabilisé à 58 ans.

 

La situation des jeunes de moins de 25 ans n'est guère plus brillante et est également l'un des plus bas en Europe.

 

Face au vieillissement de la population et aux problèmes d'emploi, la France, au nom de la sauvegarde de l'emploi, a choisi d'indemniser la sortie anticipée des "séniors" et a multiplié les préretraites, les licenciements économiques et les mesures d'âge depuis les années 70.

 

Les conséquences de ces choix politiques sont d'avoir ériger durablement l'âge en variable principale d'ajustement aux fluctuations du marché du travail.

Ce sont donc les Politiques qui ont fait naître la discrimination à l'âge et qui, par leurs décisions, l'entretiennent et creusent le fossé entre les classes d'âges des salariés.

 

Dès lors, un processus de dépréciation des salariés avec l'âge est enclenché. De proche en proche, les générations plus jeunes vont être affectées. Si les salariés de plus de 55 ans sont réputés "non reclassables", les jeunes quinquagénaires sont alors fragilisés sur le marché du travail, se rapprochant trop du moment de fin de carrière. Au fur et à mesure, ce mouvement de dépréciation touche également les demandeurs d'emploi de 40 et 45 ans.

 

Les Politiques, par leurs choix et leurs mesures, ont engendré un processus en spirale de fragilisation. En reculant l'âge de départ à la retraite ou en augmentant le nombre de trimestres travaillés, en supprimant les préretraites, en s'attaquant aux allocations chômages, les Politiques démontrent leurs incompétences à prendre les bonnes décisions. Vouloir traiter les problèmes de demain avec des recettes et des instruments d'hier, ne peut produire que des résultats décevants.

 

C'est plus de 10 millions de personnes qui se retrouvent sur le bord du chemin, abandonnés et décriés.

 

Mais alors, comment changer les choses?

 

Nous les sots, notre seul moyen d'expression est le vote. Les Politiques le savent bien. En cette période d'élections, les promesses sont de plus en plus alléchantes. " Il faut les faire rêver" ( les, ce sont nous les sots ).

Mais le vent a tourné et l'orage gronde.

Tous aux urnes pour exprimer notre rejet des Politiques et de leurs stratégies.

Les rêves, on en veut plus.

Les soi-disant sages, on a plus besoin de vous. Vous nous avez assez exploités. 

 

VOTEZ BLANC

 

 

Patrice

 

 



22/02/2014
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